Daredevil 12
Que s’est-il passé l’année où Daredevil a vaincu le Caïd et a décidé de prendre sa place à la tête du quartier de Hell’s Kitchen ? Une question à laquelle un groupe de citoyens va tenter de répondre lors d’une séance de discussion assez mouvementée dirigée par le Révérend Bob Cumeo. La discussion démarre sur l’histoire d’une ancienne junkie qui raconte comment l’intervention de Daredevil a changé le cours de sa vie. Femme-objet d’un obscur petit dealer, elle a assisté à un combat de titans entre le nouveau roi de hell’s Kitchen et Bullet, un géant que le super-héros avait déjà affronté dans le passé. Après sa victoire, ce dernier a incité la jeune femme à changer de vie. Puis, c’est au tour du rouquin Archie Meyers, fils d’un truand renommé de narrer sa petite mésaventure, une mésaventure qui commence lorsque le père demande au fils de lui rendre un service.
LA VÉRITÉ, RIEN QUE LA VÉRITÉ
Pour cela, il doit rencontrer l’un de ses anciens « partenaires de jeu ». Celui-ci lui confie une bombe qu’Archie doit glisser sous la voiture de Foggy Nelson, l’associé de l’avocat Matt Murdock. Que s’est-il passé ? On ne le saura pas tout de suite car la parole revient maintenant à une jeune femme, une asiatique qui est mariée à tueur en série arrêté par le célèbre justicier. Comble da malchance pour elle, l’assemblée compte aussi sa dernière victime qui doit justement la vie à Daredevil. La tension est palpable entre les deux femmes dont le point de vue est évidemment radicalement opposé. Passé ce crêpage de chignons, c’est à une mère de famille ayant perdu récemment sa fille de s’exprimer. Elle explique que cette dernière s’est suicidée en s’arrachant les yeux et elle revient sur le mariage de Matt Murdock et Milla Donovan. Mais quel est le rapport entre cet heureux évènement et un bébé à l’apparence de démon ?
AVIS
Étonnante astuce scénaristique que de revenir, plusieurs mois après, sur la prise de pouvoir du quartier de Hell’s Kitchen par Daredevil et sur l’année qui s’est écoulée. D’autant qu’à cette astuce s’en ajoute une autre avec la narration de ces évènements qui interviennent par l’entremise d’histoires racontées par un parterre d’inconnus. Leur seul point commun est d’avoir croisé la route de Daredevil. Et puis, ce douzième album consacré au célèbre justicier est l’avant-dernier du duo bendis/Maleev avant la mise en place de nouveaux auteurs. Un changement que certains grincheux avides de revoir Daredevil dans des combats plus palpitants (il faut bien reconnaître que ce n’est pas forcément le point fort de Bendis et Maleev) trouveront salutaire. Les autres, eux, commenceront certainement à verser leur petite larme, arguant que ces deux génies ont changé à jamais la vie du diable rouge, autant que le duo Miller/Sienkiewicz en son temps. De toute façon, Bendis et Maleev se sont vite consolés en démarrant une nouvelle série consacrée à Spider-Woman. En attendant, on profite de ces cinq nouveaux épisodes (de 71 à 75) narrant un passage important dans la vie d’un personnage majeur de l’univers Marvel, un personnage qui aura connu autant de périodes exceptionnelles, que de périodes médiocres. Souvent mésestimé, il est pourtant parmi les plus humain de ces créations merveilleuses que l’on doit à Stan Lee et Jack Kirby (inclinez vous tous très bas !). Stupéfiant de constater à quel point ce personnage a pu évoluer sans jamais être dénaturé, ultime représentant de ces justiciers urbains trop souvent relégués au second plan face à d’autres héros aux pouvoirs phénoménaux. Mais Daredevil, qu’il soit médiocrement interprété à l’écran par Ben affleck, mis à mal par certains dessinateurs ou scénaristes, reste éternel. Tant mieux, c’est comme ça qu’on l’aime !
| FICHE TECHNIQUE | |
| Parution | Irrégulier |
| Sens de lecture |
- |
| Genre | Super-héros |
| Nombre de pages |
136 |
| Editeur | Panini Comics |
| Scénariste(s) |
Brian Michael Bendis |
| Dessinateur(s) |
Alex Maleev |
| Coloriste(s) | - |
| Public concerné |
+12 |
| Prix |
11 euros |
| Date de sortie |
22 février 2007 |
| Site officiel |
paninicomics.fr |
