Elle tome 1, la critique BD
En 1880, à l’université de Cambridge, Horace Holly se voit confier la tutelle du fils de Vincey dont la fin est proche. Ce dernier lui donne un certain nombre de consignes et lui remet une étrange boîte en fer que son fils ne devra ouvrir qu’à ses vingt cinq ans. Dès lors il aura le choix de suivre ou non la quête familiale…
Un soir Vincey fait irruption dans la chambre d’Horace Holly qu’il considère comme son plus fidèle ami. Il lui fait part qu’il ne passera pas la nuit et sera mort au petit jour. N’ayant confiance qu’en Horace, il lui demande de lui rendre service et de prendre en charge son fils Leo, spécifiant que ce n’est pas un enfant comme les autres car il est le descendant de l’une des plus anciennes lignées du monde. Vincey raconte alors une étrange histoire à peine croyable à Horace. Jadis son soixante-sixième ancêtre se nommant Kallitratès était un prêtre égyptien d’Isis. À l’époque de la chute des pharaons, celui-ci s’était enfui d’Égypte par la mer avec une princesse dénommée Amenartas. Leur bateau fit très vite naufrage et ils se retrouvèrent en Afrique, seuls rescapés. Après avoir tenté de survivre tant bien que mal, ils furent recueillis par un peuple dirigé par une puissante reine d’une grande beauté qui portait le nom d’« Elle ». Celle-ci étant tombée éperdument amoureuse de Kallitratès, elle chercha à le séduire. Mais l’amour qui liait Kallitratès et Amenartas étant plus fort, « Elle », par dépit, tua alors de rage Kallitratès. Amenartas qui put s’enfuir donna naissance à un fils du nom de Tisisthénès. Depuis les siècles ont passé et l’histoire de Kallitratès et d’Amenartas a perduré, laissant le goût du mystère aux descendants qui depuis des générations se sont consacrés à une quête qui leur tient à cœur. Vincey n’en dit pas plus à Horace, uniquement qu’il n’est pas arrivé à son but. Il lui tend alors une boîte en fer et il lui demande que son fils ne l’ouvre qu’à son vingt cinquième anniversaire. Dès lors ce dernier devra faire un choix : continuer la quête familiale ou pas. Il ajoute à Horace qu’il saura à cet instant tout le fin mot de l’histoire. Ce dernier hésite mais finit pas accepter la lourde responsabilité de mener à bien les derniers souhaits de Vincey. Le lendemain Horace apprend que son ami a rendu son dernier souffle.
UNE QUÊTE FAMILIALE PERDURANT !
Horace comme convenu mit la boîte en fer dans un lieu sûr, prit en charge le fils de Vincey et à son service Job qui s’était toujours occupé de Leo. Les années s’écoulèrent et Leo devint un homme intelligent, fort et beau ne laissant personne indifférent. Dès lors Horace le considère comme son fils tout comme Leo le considère comme son père. Horace, Job et Leo vivent ainsi heureux ensemble. Jusqu’au jour où arrive le vingt cinquième anniversaire de Leo, et comme promis Horace emmène le jeune homme ouvrir la boîte en fer. Il découvre une plante qui a disparu depuis plus de 2000 ans, une lettre de son père ainsi que divers objets. Dans sa lettre, il relate sa rencontre avec la mère de Leo ainsi que le décès de celle-ci. Le tesson de la poterie appartenant à Amenartas, couvert d’inscriptions antiques, qui s’y trouve raconte son histoire détaillée avec Kallitratès. Vincey au cours de sa quête avait amassé un certain nombre de preuves grâce à ses recherches. Mais n’ayant pas eu le courage de continuer, il espérait que son fils le fasse. Cette quête familiale concerne « Elle » la fameuse reine qui a tué Kallitratès. Elle serait en possession de l’éternelle jeunesse et beauté. Si Leo accepte sa mission, il pourrait ainsi découvrir le secret de la vie éternelle. Mais pour cela, il doit se rendre en expédition en Afrique, à l’endroit où se sont échoués Kallitratès et Amenartas pour vérifier si les dires de son père sont vrais et si « Elle » existe toujours. Horace et Job pensent que toute cette histoire est absurde et que Vincey en plein délire vers la fin de sa vie ne racontait que des élucubrations. Mais pour mettre définitivement un terme à cette quête familiale, Leo tient à en avoir le cœur net et décide d’exécuter les dernières volontés de son père. Horace et Job, ses protecteurs n’ont alors qu’un seul choix : celui de le suivre. Quelques temps plus tard, après avoir embarqué sur un bateau, être arrivés près de leur destination, leur embarcation fait naufrage. Leo, Horace et Job découvrent alors que toutes les choses qu’avait décrites Vincey sur l’île s’y trouvent réellement et qu’ils ne sont pas au bout de leur surprise. Car les évènements qui vont suivre, sont bien loin de tout ce qu’ils auraient pu imaginer…
ADAPTATION DU ROMAN D’HENRY RIDER HAGGARD
« Elle » est une nouvelle série de bande dessinée en trois tomes dans la collection « 1800 » des éditions Soleil qui est l’adaptation du roman du même nom écrit en 1887 d’Henry Rider Haggard, écrivain anglais (1856-1925). Elle est scénarisée par Elie Chouraqui (« Marie » chez Soleil), dessinée par Alberto Jimenéz Albuquerque (« Crawford, Chasseur de Sorcières » chez Soleil), colorisée par Sandrine Cordurié (« Hannibal Meriadec et les larmes d’Odin » chez soleil) et la couverture est signée Aja ainsi que Joël Mouclier. Pour information : le livre dont le titre original est « She » a été traduit et est paru en France aux éditions « Terre de brume » en 2006. Dans le récit le personnage énigmatique d’« Elle » porte aussi le nom de « Celle-qui-doit – être-obéie » ou d’« Ayesha ». Une jeune femme intrigante puisqu’elle possède le pouvoir d’être immortelle et Leo aimerait mettre la main sur son secret. Cependant Leo ne sait pas encore qu’« Elle » attend aussi quelque chose de bien précis. Le scénario commence donc tambour battant avec le décès de Vincey et les évènements s’enchaînent rapidement, contant les histoires de la famille Vincey jusqu’à la propre aventure de Leo. Le suspense monte au fil des pages grâce aux différents éléments dispatchés tout au long de ce premier album qui s’intitule « Le Tesson d’Amenartas ». Une histoire fantastique qui aborde aussi divers thèmes comme l’immortalité, la puissance, l’éternelle jeunesse, la beauté, le destin ou bien encore la jalousie destructrice. Le tout faisant un cocktail explosif et détonnant ! Côté dessin, on avait pu déjà apprécier le style graphique d’Alberto Jimenéz Albuquerque avec l’album « Crawford, Chasseur de Sorcières ». Ses personnages sont toujours aussi expressifs et il joue aussi avec la dynamique ainsi qu’avec la taille des cadres pour mettre en valeur certaines actions. Certains objets ou personnages chevauchent parfois le bord des cadres. Enfin, à noter des touches d’humour à la fois pour le scénario et le dessin, notamment quand Leo asticote le chef de la tribu indigène qui est au service d’« Elle » et que tout le monde surnomme « Père ». Ce dernier va d’ailleurs être très vite agacé par l’attitude de Leo et les scènes décrites sont comiques surtout quand on sait que Leo, Horace et Job risquent bientôt de passer dans la marmite ! Chose à laquelle ils ne s’attendent vraiment pas ! Une nouvelle série donc à découvrir et dont le premier tome est disponible depuis le 21 juillet 2010.
Couverture : © Soleil, Alberto Jimenez Albuquerque, Aja, Joël Mouclier, Elie Chouraqui, Sandrine Cordurié
| FICHE TECHNIQUE | |
| Parution | - |
| Sens de lecture |
- |
| Genre | Adaptation du roman d’Henry Rider Haggard, Fantastique |
| Nombre de pages |
48 |
| Editeur | Soleil (Collection : 1800) |
| Scénariste(s) |
Élie Chouraqui |
| Dessinateur(s) |
Alberto Jimenéz Albuquerque (Couverture : Aja et Joël Mouclier) |
| Coloriste(s) | Sandrine Cordurié |
| Public concerné |
+16 |
| Prix |
13,50 euros |
| Date de sortie |
21 juillet 2010 |
| Site officiel |
soleilprod.com |
