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La Terre sans Mal

terre sans mal os La Terre sans MalLe 3 février 1939, Éliane Goldschmidt, jeune linguiste française, se rend pour la troisième fois, au Paraguay, pour étudier la langue guarani parmi les indiens Mbyas. Ses hôtes l’accueillent avec froideur et indifférence, respectant leur code de politesse : ignorer l’invité qui s’installe. Des mœurs dont Éliane a l’habitude, mais auxquelles elle a du mal à s’accoutumer. Le seul qui lui témoigne son affection est Kirimagi, un jeune enfant de dix ans. Après quelques jours Éliane constate un changement d’attitude chez les Mbyas. Ils se laissent aller, négligent leur terre comme s’ils s’étaient résignés à attendre la mort. Elle ne les reconnait pas et se demande ce qui se passe. Puis un matin, Éliane assiste à un curieux rituel, les femmes se lacèrent le corps, les maracas s’animent et tout le village est en effervescence. Pour comprendre ce qui se passe, Éliane téléphone à son directeur de thèse, en France, David qui lui explique qu’il s’agit d’un rituel du purification. Les indiens attendent en fait la venue du Karaï, l’Homme-Dieu, censé les amener à la Terre sans Mal. Par contre David omet de dire à Éliane que la guerre a été déclarée et lui demande de rester sur place pour suivre la migration du peuple avec le Karaï. Elle sera ainsi la première scientifique à y assister. D’autant plus que le peuple de Mbyas, étant condamné, il s’agit du dernier Karaï…




LA TERRE SANS MAL

Après avoir longuement marché dans la forêt, les indiens s’aperçoivent que le Karaï les fait tourner en rond. Il n’y a pas en vue de Terre sans Mal et les indiens meurent les uns après les autres, mitraillés par des soldats, épuisés ou de la famine. Ils finissent par ne plus avoir foi au Karaï, alors ils le suivent sans trop de conviction. Après un an de voyage, Éliane décide de quitter les indiens pour retourner chez elle. Kirimagi est triste, mais aussi Guyrapero qui voulait qu’Éliane devienne son épouse. Éliane se rend dans un monastère pour tenter d’appeler David afin de le prévenir de son retour. Mais ce dernier lui annonce que la guerre a été déclarée depuis longtemps et que toute sa famille est morte. Éliane étant juive, il lui conseille de ne pas rentrer. Désespérée, elle retourne vivre avec les Mbyas et décide de devenir une des leurs. Un peu plus tard elle enfante d’un fils, Nimuendaju, dont le père est Guyrapero. Mais ce dernier décède peu de temps après. Éliane en compagnie de son fils continue à suivre la tribu des Mbyas et le Karaï toujours à la recherche de la Terre sans Mal. Mais finiront-ils par la trouver cette terre et existe-t-elle vraiment ? Le Karaï est-il un Homme-Dieu ou un fabulateur ?  Enfin Éliane et son fils resteront-ils avec les indiens ou reviendront-ils un jour en France ?




UNE HISTOIRE COMPLÈTE
« La Terre sans Mal » est une histoire complète qui nous fait vivre une exceptionnelle traversée de l’Amérique du Sud d’Est en Ouest. Sorti en mai 1999, « La Terre sans Mal » est une réédition, dans la collection « Aire Libre » de l’éditeur . L’album a d’ailleurs à l’époque reçu le prestigieux Prix Canal BD des libraires de bandes dessinées et a eu un fort succès. Ceci n’est d’ailleurs pas étonnant, lorsque l’on découvre la qualité de l’album ! Ce très bel ouvrage instructif sur le peuple des Mbyas est dessiné par et scénarisé par . L’album est fort bien illustré et très réaliste. Différents paysages défilent sous nos yeux, nous faisant découvrir des lieux magiques et de toute beauté. Le scénario intéressant se passe pendant la seconde guerre mondiale. À savoir cette nouvelle édition spéciale est limitée et présentée sous jaquette. Vous pourrez y découvrir un cahier supplémentaire de six hors textes ainsi que de superbes croquis et illustrations inédits. Il est certain que « La Terre sans Mal » est une œuvre incontournable à ne pas manquer ! Cette jeune femme, Éliane est surprenante et fait preuve d’un courage peu commun. Mais il est surtout intéressant de voir évoluer des êtres humains ayant d’autres mœurs et qui n’étaient pas au temps de la guerre considérés comme des hommes mais plutôt comme des sauvages. Je vous encourage vivement à découvrir cette formidable épopée !










FICHE TECHNIQUE
Parution One shot
Sens de lecture
-
Genre
Nombre de pages
72
Editeur Dupuis
Scénariste(s)
Anne Sibran
Dessinateur(s)
Emmanuel Lepage
Coloriste(s) -
Public concerné
+12
Prix
18 euros
Date de sortie
23 avril 2008
Site officiel
dupuis.com

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