Cette option permet de rétablir la page d accueil et réaffichera toutes les widgets !

Réinitialiser

Petite mort en un acte

petitemort os Petite mort en un acteLes Buckenham, une famille Anglaise respectable et ayant toujours vécu dans le luxe, apprennent du jour au lendemain qu’ils vont être ruinés. Tout a commencé, un matin, le 7 août 1937, où Elizabeth, la mère, lit dans le journal que Lady Fiona, une femme connue et une de ses anciennes connaissances dont les frasques font la Une des journaux, va se remarier pour la énième fois avec un richissime homme d’affaires d’Afrique du Sud. Quelques instants plus tard, elle reçoit une lettre de son oncle Homère Bandigton qui est parti il y a trente ans en Afrique du Sud où il a fait fortune dans les mines de diamants et qui a décidé de revenir en Angleterre. Il ajoute qu’il annoncera une bonne nouvelle à toute la famille. Elizabeth en déduit donc qu’Homère Bandigton serait le futur époux de Lady Fiona. Au même moment, Arnold, le mari, lit une lettre de son avoué lui annonçant qu’il est en faillite. Il est désespéré tout comme sa femme et ses enfants car il va devoir vendre sa villa du Touquet, son hôtel particulier à Londres et tous ses autres biens. Deux solutions s’offrent alors au Buckenham : Elizabeth pense pouvoir marier sa fille Mary à un homme riche pour sauver leur honneur. Mais il s’avère qu’elle est beaucoup trop difficile. Arnold suggère alors d’aider l’oncle Homère Bandigton à mourir. Sachant que s’il venait à se remarier, les Buckenham ne seraient pas les seuls héritiers de sa fortune. Une idée qui ne déplait à personne car tous comptent bien garder leur petit confort. Le soir venu, Homère Bandigton arrivé de son long voyage se repose dans un fauteuil devant une tasse de thé pendant qu’Elizabeth lui prépare sa chambre. Au même moment c’est à tour de rôle qu’Arnold, Andrew et Mary pénètrent dans la pièce où se trouve l’oncle Homère Bandigton pour s’acharner sur le pauvre homme. Le premier l’étouffe, le deuxième l’étrangle et le troisième l’assomme. Arnold découvre malheureusement un peu tard que l’oncle Homère Bandigton avait décidé de leur faire don de toute sa fortune et qu’il devait signer l’acte de donation le lendemain. Mais qu’à cela ne tienne, Arnold a une idée pour que cela se fasse quand même. Cependant les ennuis ne font que commencer pour la famille Buckenham.




BALLADES NOCTURNES MACABRES

Le même soir, Arnold avait convié le roi d’Angleterre pour une réunion sécrète. Ce dernier lui annonce l’arrivée imminente d’Harry Truman, le vice-président des États-Unis avec qui il doit finaliser le transfert du professeur Boergenstein ayant fuit l’Allemagne et qui est en train de mettre au point l’arme atomique. Et dire que le roi d’Angleterre a choisi la demeure d’Arnold car il est persuadé que la famille Buckenham est la plus intègre et ne cache pas de cadavre dans un placard. D’ailleurs le corps d’Homère devient de plus en plus gênant et compromettant. Andrew et Arnold décident donc de l’enterrer discrètement. Mais à chaque tentative, ils croisent quelqu’un et sont obligés de justifier l’état de leur oncle. Ils expliquent que ce dernier est atteint d’une maladie qui le plonge instantanément dans le sommeil. Et à chaque fois la même scène se répète. Les personnes qui les surprennent systématiquement, ne se doutant de rien, les aident à remonter l’oncle dans sa chambre. De plus ajoutez à cela un espion Allemand se trouvant parmi les convives et qui a pour objectif d’éliminer le roi d’Angleterre et le vice-président des États-Unis. Il compte d’ailleurs passer à l’action la nuit même. La panique s’installe très vite dans le paisible manoir où chacun tente de réaliser ses actes machiavéliques sans éveiller de soupçon. Andrew et Arnold arriveront-ils à se débarrasser du corps de l’oncle Homère sans être démasqués ? Quant à l’espion atteindra-t-il son objectif avant d’être découvert ? Pendant ce temps, un sergent de la couronne conte fleurette à Mary. Mais, pour cette dernière bien qu’il soit l’homme parfait à ses yeux, il n’a pas un poste assez prestigieux. Le sergent pour plaire à sa dulcinée a donc décidé d’élucider une affaire de meurtre pour monter en grade. Mais pour lui ce n’est pas ce soir qu’il pourra résoudre un assassinat pour devenir chef…




LES APPARENCES SONT PARFOIS TROMPEUSES !

« Petite mort en un acte » est un « One shot » scénarisé par Didier Convard (« Le Triangle Secret »), Éric Adam (« D’Artagnan ») et dessiné par Paul. Cet excellent polar allie événements et personnages historiques avec des complots politiques et des meurtres de sang froid en vue d’un substantiel profit. D’un côté, il y a la famille Buckenham qui ne pense qu’à son petit confort personnel et de l’autre des dirigeants en train de mettre en œuvre une arme de destruction massive, la bombe nucléaire (dont deux ont été lancées le 6 et 9 août 1945 respectivement sur Hiroshima et Nagasaki). La famille Buckenham est d’ailleurs loin de se douter des intentions du vice-président Harry Truman qui engendra des évènements dramatiques ayant marqué l’histoire. Avec un humour noir et très british, Didier Convard et Éric Adam mènent le scénario de main de maître faisant monter l’intrigue petit à petit en ajoutant au fur et à mesure des évènements inattendus et perturbateurs. Les personnages jouent aussi des rôles cruciaux dans cette histoire car la plupart ne se fient qu’aux apparences. En effet, Elizabeth s’est peut-être trompée sur les intentions de son oncle et a interprété rien qu’en lisant le journal que ce dernier allait épouser Lady Fiona. Mais est-ce vraiment la réalité ? Quant à Arnold, il voit déjà sa famille déshéritée sans l’ombre d’une preuve. Des personnages qui d’ailleurs jusqu’à la fin gardent leur flegme britannique sans une once de panique. Malgré tous les évènements insolites qui se déroulent dans le manoir rien ne les perturbent. Toute cette mise en scène est dépeinte par un dessin très épuré et une mise en couleur avec un effet gouache qui met en valeur le côté théâtrale du récit. Les cases donnent l’impression de tableaux qui défilent avec les décors très luxueux du manoir ou du jardin. « Petite mort en un acte » est un album sombre et dérisoire avec un graphisme inaccoutumé ainsi qu’un scénario déroutant et intriguant. Cette bande dessinée est disponible depuis le 2 septembre 2009.




Couverture : © Glénat








FICHE TECHNIQUE
Parution -
Sens de lecture
-
Genre Thriller, Policier, Histoire
Nombre de pages
56
Editeur Glénat (collection Grafica)
Scénariste(s)
Didier Convard et Éric Adam
Dessinateur(s)
Paul
Coloriste(s) Paul
Public concerné
+16
Prix
13 euros
Date de sortie
2 septembre 2009
Site officiel
glenatbd.com




Articles Similaires :

  • Petit meurtre en famille ! " Intrigue, énigme, meurtre sont les termes qui caractérisent le nouveau one shot intitulé « Petite mort en un acte » scénarisé par Didier Convard (« Le..." (4 août 2009)


  • Oscar « tome 5″ " Oscar fait la connaissance de Lin, une chinoise clandestine dont la famille est prisonnière de la maffia chinoise, la triade du Dragon Jaune. Elle s’est échappée..." (7 mai 2008)


  • Secrets « tome 1″ " À Manchester en 1885, une jeune femme, Elizabeth Griffith enseigne à des enfants des quartiers pauvres. Sa classe a la particularité d’être mixte, un concept innovant..." (22 août 2007)


  • Les 3 royaumes, la bande-annonce ! " Fans d’histoires épiques, de mangas et de séries animées (comme Sengoku Basara par exemple…) se situant en pleine époque féodale, sachez que « Les trois royaumes » réalisé..." (2 octobre 2009)


  • Une série animée thriller-horreur ! " « umineko no naku koro ni » est une série animée produite par le Studio Deen qui vient de débuter au Japon. À l’origine, il s’agissait..." (8 juillet 2009)


Poster un commentaire

Prévisualisation de votre commentaire ci-dessous :

La modération des commentaires est activée. Il est possible que votre message prenne du temps avant d'apparaître.